Les plus pauvres, ne pourront plus avoir un logement, d’après un cri d’alarme de la Fondation Abbé Pierre dans son 16e rapport sur « L’Etat du mal logement en France », publié ce jeudi. La situation de santé des personnes mal logées devient un problème.

Le logement devient un casse-tête de plus en plus important pour les personnes qui touchent des revenus insignifiants. Les poussant progressivement dans la précarité, s’effraye la Fondation Abbé Pierre. Le taux d’effort des 10% de foyers les plus indigents pour avoir une maison « triplement supérieur à la moyenne », annonce son 16e rapport sur « L’Etat du mal logement en France », publié ce jeudi matin.

Un « véritable décrochage »

Quand le loyer ou la mensualité est payée sans oublier les charges, à part les aides, le reste de 2,7 millions de ménages ne touche pas 650 euros par mois. Le nombre de ces ménages obéissant un effort financier exagéré s’est d’autre part aggravé de 26% entre 2006 et 2013. Ceux-ci n’espèrent plus avoir accès un jour à la propriété les obligeant à opter pour l’occupation d’un logement privé d’un ou plusieurs éléments de confort : eau courante, WC intérieurs, isolation phonique, etc… Un exemple palpable qui montre que le nombre des foyers les plus modestes serait multiplié par 8,8 comparé aux autres.

«Ces ménages oublient toute perspective d’amélioration de leur situation et sentent une profonde déception ou une colère, dont les traces sont remarquées lors des votes et dans l’abstention », indique Christophe Robert.. Le délégué général de la Fondation Abbé Pierre parle sans hésiter d’un « véritable décrochage des couches populaires ».

Des logements trop humides

Ce fléau porte à 3,8 millions de personnes mal logées ou qui ont du mal à trouver un logement. Et celui-ci, provoque de nombreux problèmes de santé. C’est surtout la qualité de l’air qui se détériore dans les logements trop humides, créatrice de problèmes d’asthmes et de problèmes respiratoires.

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