Suite aux accusations portant sur leurs plateformes de courtage interne, la Barclays et le Crédit Suisse ont trouvé un accord avec la SEC.

Décidément, l’organisme de régulation américain veut mettre en avant les dark pools. En fait, Barclays et le Crédit Suisse ont signé un accord avec la SEC, le garant boursier américain, et le procureur général de New York, pour régler un litige. Les deux institutions vont respectivement verser 70 millions et 84,3 millions de dollars, soit 154,3 millions de dollars.

Les investisseurs mal informés

Les deux banques sont sanctionnées pour avoir pas fourni de fausses informations aux clients sur le fonctionnement de leurs dark pools. Barclays aurait dupé des investisseurs en certifiant qu’ils seraient protégés des mesures défavorables des traders à haute fréquence. Et le Crédit Suisse, aurait méthodiquement redirigé des ordres vers sa propre dark pool, tandis qu’il indiquait à ses clients qu’il ne priorisait pas une voie ou à une autre.

Sanction financières les plus sérieuses

Dans son communiqué rendu publique dimanche, la SEC indique qu’il est question des sanctions financières les plus sérieuses jamais prescrites dans le cadre d’enquête relatives aux opérations de courtage alternatif (« dark pool »). « La SEC devra continuer à apporter des éclaircis » à ces plates-formes de courtage opaques « afin de mieux protéger les investisseurs », précise-t-elle.

Qu’est-ce qu’une « dark pool » ?

C’est en fait, une entreprise dans un établissement financier qui permet aux investisseurs de réaliser d’importantes transactions souvent appelées « de gré à gré » (ou OTC pour « over the counter » en anglais). Grâce à ce procédé, il ne sera pas obligatoire de passer par les marchés boursiers et par conséquent ne pas faire bousculer les cours en envoyant des signaux avant fin de l’opération. Les opérations sont réalisées aveuglement. Et l’ensemble n’est dévoilé que quand la transaction est terminée : le prix, l’identité du vendeur et celle de l’acheteur. Il faut dire que c’est en 1980 que les « dark pools » vont connaitre de l’ampleur dans le nombre d’actions américaines échangées quotidiennement.

Barclays a admis avoir dupé des investisseurs et enfreint certaines lois réglant les marchés boursiers. A part des sanctions financières, la banque britannique a accepté de créer un contrôleur indépendant pour évaluer le monde de gestion de sa dark pool par sa banque.

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